Préambule sur ARTAIX d'Outre Loire dans le Brionnais
un fleuve la Loire avec son Port et deux rivières l'Arçon, l'Arcel
un Canal avec son Bassin
une ancienne voie de passage et son péage fluvial et terrestre
Saint Loup sur un axe sacré..
1 - Artaix, les origines du nom
il n'y a qu'un seul village nommé Artaix en France,
Artaius est une épithète (adjectif qualificatif) celtique appliquée au dieu romain Mercure pendant la période romano-celtique.
Etymologie Artaius (origine) en Gaulle, le mot artos signifie «ours», et artaios aurait été un dérivé1 (signifiant quelque chose comme «ursine» (les Ursinés (Ursinae) est une sous famille d'ours)
(Miranda Green) considère Mercury Artaius comme ayant été un dieu ours.
Artio est une Déesse-Mère, fort probablement une des figures de la Grande Déesse. Son symbolisme était attaché à l’Etoile Polaire et aux constellations de la Petite et de la Grande Ourse ; L’Ours sera donc l’attribut symbolique d’Artio.
Sur la base de l'inscription trouvée à Beaucroissant, en Isére (Auguste Longnon) a supposé que le lieu était appelé Artay.
Il existe un seul village du même nom, Artaix en Saône et Loire - France
Inscription trouvée :
MERCVRIO AVG ARTAIO
SACR SEX GEMINIVS CVPITVS
EX VOTO
traduction :
Mercure auguste Artaius,
sextus Geminius Cupitus
(a consacré cette pierre sacrée)
en accomplissant un vœu
Il est également possible qu'Artaius dérive d'un nom de lieu (de sorte que, en tant que "Artaian Mercury", il n'aurait qu'une association indirecte avec des ours.)
Suite Page : Artaix les origines
Références:
Xavier Delamarre (2003). Dictionnaire de la langue gauloise. Paris: Editions Errance, p.56
Miranda Green (2004). The gods of the Celts. Sparkford, UK: Sutton Publishing, p.174.
Longnon, Auguste, Les noms de lieu de la France, Paris, 1920, p. 114.
2 - Artaix dans le Brionnais
mais d'outre-loire
Carte Pagus des Eduens
Le Pagus Briennensis (région du brionnais), une des 6 pagi du Territoire des EDUENS
Tout peuple gaulois, tels la Confédération Eduenne, est formée de plusieurs clans ou tribus. Ces tribus occupent, au sein de la Cité, un territoire ou pays appelé pagus.
Le pagus briennensis (le Brionnais) était un de ceux-là, mais il s'agissait d'un pagus minor (pagus secondaire) qui fut partagé au Moyen Age entre les grands pagus qu'étaient ceux d'Autun et de Macon.
Iguerande était située à la frontière méridionale du Territoire Eduen, alors que son quasi-homonyme Aiguerande marquait également cette frontière, plus à l'est sur la Saône (près de Belleville).
De l'autre côté de la Loire, en Outre-Loire, commençait le pays
des Arvernes à l'ouest (aujourd'hui le Bourbonnais)
celui des Ségusiaves au sud (aujourd'hui le Roannais).
Les tribus gauloises les Aulerques Brannovices (amis des Eduens) s'installèrent juste à l'ouest de la Loire, (dans une zone libre ou conquise) qui s'appellera plus tard d'OUTRE LOIRE, dans la plaine, hors des forêts et des marécages.
La tribu des Boiens (BOII) s'installa aussi à l'ouest de la Loire et plus au Nord, entre l’Elaver (Allier) et la Liger (Loire), dont le territoire répond à une partie du Bourbonnais.
Les Boiens tiennent leur origine du fait que la tribu ayant accompagnée la migration des Helvètes, battue par César en -58, et au nombre de 32 000 guerriers, ont été confiés aux Eduens (Bourgogne) qui les installent dans cette région.
3 - Artaix, St Loup
sur un axe Sacré vers Meulin en Saône & Loire
A la confluence de la Loire et de la rivière l'Arçon, précisément au lieu dit St Loup coule depuis toujours une petite fontaine dite miraculeuse.
Les Gaulois avaient fondé en ce lieu un sanctuaire dédié à (Lug),
il fut ensuite romanisé (Lug-Mercure),
puis christianisé (Lug en Loup),
au VIIe siècle il pris le nom de (Saint Leu)
et aujourd'hui (Saint Loup).
Cet endroit St LOUP a toujours été sur un axe Sacré vers Meulin (en Saône et Loire 58km d'Artaix)
Meulin a été habité dès l’époque celtique. Il a tiré son nom du celte Mi-len ou Mediolanum, terre sainte du milieu pour chaque peuple gaulois, qui était, à Meulin, les Aedui ou Eduens.
Au moyen-âge, Meulin est signalé en 909 sous le nom de Mediolanensis ager. Les moines de Saint-Rigaud étaient seigneurs du clocher de Meulin, mais la justice était rendue par ceux de Cluny.
Source Wikipédia
4 - Artaix, un port fluvial
sur la Loire d'une importance reconnue.
A l'époque des Gaulois, en Outre Loire, Artaix et les villages de l'intérieur avaient besoin de faire circuler les marchandises facilement, le port d'Artaix sur la Loire a donc été mis en avant et a permis au village de devenir un port d'une importance reconnue.
Le travail des bateaux occupe les charpentiers sur les ports de Galands et d'Artaix, aux hameaux des Brenons et de St Loup. Ils entreprennent souvent des voitures de poissons; de grains et de vins pour le compte des Marchands.
5 - Artaix, le Bac
pour franchir la Loire.
Au port d'Artaix, lieu de passage, on empruntait le Bac sur la Loire.
On utilisait des barques de différentes dimensions. Sur le Grand Bac appelé “charrière” on pouvait transporter deux voitures à cheval, du bétail et même des poules.
Il s'agissait ici d'un bac à traille car il était relié à un câble aérien fixé à une potence en bois de chêne sur chaque rive. La tension nécessaire pour adapter la hauteur du câble au niveau de l'eau était assurée à l'aide du cabestan, sorte de tour en bois manœuvré à la force des bras.
6 - Artaix, un Péage sur la Loire
fluvial et terrestre.
Lieu de passage pour franchir la Loire, donc un Péage fluvial et terrestre.
Le droit romain prévoyait un impôt prélevé sur le transport des marchandises ; le péage vectigal. Les sommes reçues étaient destinées à l’entretien des voies navigables et des voies terrestres. Elles finançaient également une surveillance qui permettait de lutter contre les actes de piraterie.
Après les Romains, le droit au péage a perduré et relevait des prérogatives régaliennes du Prince, les Fermiers en étaient chargés localement et naturellement, certains en abusaient largement.
Entre Roanne et Digoin un seul péage "Artaix", on percevait sur les marchandises, sur le passage d'une rive à l'autre, une affaire qui rapportait gros.
En plus, au moyen Age, Artaix était à la frontière de la France de l'époque et de la Bourgogne, toujours en Outre Loire.
Tous le monde se disputaient, par les armes et devant les tribunaux,
l'obtention des revenues des péages
le Roi, les Seigneurs locaux en Royauté
le Duché de Bourgogne, les Seigneurs locaux
l'église (le Prieuré de Marcigny,) etc
voir dans la fiche complète ' Les marchands sur la Loire"
Le Roi (ministériat du cardinal de Fleury) fit arrêté le droit au Péage le 28 février 1730.
livre Les péages en France au 18e siécle