Artaix au Port
la Loire, une Voie ancienne, un Péage, un Bac,
toute une histoire.
Introduction :
Si les pierres pouvaient parler, le vieux port d'Artaix, niché au bord de la Loire, aurait bien des histoires à raconter. Il fut un temps où ce lieu, aujourd'hui paisible, était un véritable carrefour fluvial, une plaque tournante pour le transport de marchandises et de personnes.
La Loire, une artère vitale :
La Loire, capricieuse et sauvage, a longtemps été une artère vitale pour la région. Les bateaux de toutes tailles et de toutes formes, sillonnaient ses eaux, transportant le vin, le charbon, le bois, les céréales, les tuiles et briques de la Tuilerie d'Artaix, les passagers et bien d'autres produits.
Les Celtes, les Eduens, les Romains naviguaient sur la Loire :
César nous dépeint de son temps une active navigation sur la Loire. Des marchands romains s'étaient établis près de ses rives. De même, Strabon (historien grec) nous parle d'expéditions sur la Loire, qui offrait, dit-il, une navigation facile. La corporation des nautes de la Loire, groupant négociants et bateliers, devait avoir un de ses centres à Roanne.
Comme le disent les texte ci-dessus, les rivières et les fleuves ont été utilisées comme voies de communication. La Loire a servi très tôt au transport de marchandises et c'est sous Henri XIV que la "batelerie de la Loire" a vraiment pris son essor..
Cette activité a entrainé la création de petits ports tout au long du fleuve, (sur le secteur qui nous intéresse) : Artaix, Pouilly, Briennon, Iguerande, Melay, Chambilly, et Marcigny car autrefois, les remparts de la ville de Marcigny baignaient et les barques s'y amarrèrent.
De tous ces ports, Artaix semble avoir été le plus important grâce à sa position géographique avantageuse.
En effet, les autres ports situés en plaine étaient exposés aux inondations en cas de crue. Le port d'Artaix en bordure d'une falaise, était à l'abri de ces aléas.
Artaix, le Port et le Bac pour franchir la Loire :
Une ancienne voie, partant d'Orléans, Decize, Digoin et dans Marcigny, offrait une bifurcation en traversant la Loire par le Bac du Port d'Artaix, on pouvait soit rejoindre Roanne ou prendre la direction de Changy. (en JAUNE sur la carte).
La voie vers Changy est peut-être celle que mentionne sous le nom d'Iter publicum, un terrier du prieuré d'Ambierle rédigé vers 1385-1421
Cet Iter relie Marcigny à Saint-Haon-le-vieux en passant par les terres de Lespinasse
Les péages, une source de revenus et de conflit :
La circulation importante des marchandises et des personnes sur la Loire et sur les Voies anciennes a généré dès l'époque romaine une Taxe "Le péage vertigal"
César rapporte des conflits entre diverses tribus Celtes autour des droits de péage les lieux de passages (les gués, les ports.et les bacs).
Après les Celtes, les Romains, sur Artaix le seigneur de Maulévrier, prélevait des péages sur les bateaux et sur les personnes prenant le bac, une source de revenus importante et très disputée entre le Royaume de France et le Duché de Bourgogne.
Les documents féodaux témoigne de cette continuité. Ainsi en 1220, "Guillemette, veuve de Chatard de Roanne, fit foi et hommage au comte de Forez pour la moitié du port et péage de Roanne, dont le revenu formait probablement son douaire".
Avant la Révolution, les Français devaient payer toutes sortes d'impôts et de taxes. On payait, en particulier, pour tra-verser certains ponts. Le dessins représente l'entrée d'un pont, sur le Rhone, en Provence. Un coche s'engage sur le pont, que viennent de franchir des charrettes. Mais le péager, dans sa quérite, attend que la dame, en costume de provençale, et le routier, qui cherche sa bourse, aient acquitté les droits, pour leur permettre de traverser.
L'essor du transport fluvial :
Au 1633, le duc de La Feuillade obtient le droit de créer des trains de voituriers sur l'eau pour transporter personnes et marchandises, de Roanne à Orléans. Alphonse Coste, quant à lui, proposa un service de bateaux de voiture et coches d'eau reliant Roanne à plusieurs villes, dont Paris par le canal de Briare.
Les charpentiers de marine :
Artaix, les hameaux de St Loup et des Brenons ainsi que Les Galands (Melay) étaient réputés pour leur expertise dans la construction de bateaux de Loire en chêne.
A cette époque, une grande partie des habitants travaillaient dans cette activité.
Les bateaux de la Loire : des adaptations ingénieuses :
Les bateaux a fond plat qui naviguaient sur la Loire étaient spécialement conçus pour s'adapter aux particularités du fleuve. Les "fûtreaux", Les "gabarres", La "Toue" ou a Toue cabanée
Le déclin du port et l'essor de nouvelles infrastructures :
Au 1838, l'ouverture du canal de Roanne à Digoin, l'activité du Port bascule vers le bourg, le canal passant au pied de l'église d'Artaix
L'activité du canal de Roanne à Digoin va basculer progressivement vers le ferroviaire :
L'arrivée du chemin de fer va révolutionné le transport de marchandises et de personnes, offrant une rapidité et une capacité bien supérieures à celles du transport fluvial.
La ligne Andrézieux à Roanne (1833)
Le 1er juillet 1832, une première locomotive est mise officiellement en service sur une partie opérationnelle de la ligne. Pour l'occasion, le train relie les communes de Feurs à Montrond en 25 minutes, avec 150 personnes à bord de six wagons à charbon.
Le port d'Artaix aujourd'hui :
Un lieu de mémoire :Aujourd'hui, il ne reste du port d'Artaix qu'une descente en pierre. Mais le souvenir de sonpassé maritime demeure.
Conclusion :
L'histoire témoigne des transformations économiques et techniques qui ont façonné la région au fils des siècles à préserver et à valoriser..
Compléments d'informations
Répertoire des transactions
VENTES bateaux et pièces de bois
Audinet d'Artaix vend en 1663 à Laillet de Digoin
Louis Bugaud d'Artaix en 1673 à Payen Marchand/Voiturier d'Orleans
Charpentier Nom inconnu vend en 1691 à Noel Batillat de Digoin
Atelier ODINET à St Loup (Artaix) Charpentier de marine
VENTE MOBILIÈRE APRÈS DÉCÈS.
Le mercredi 28 janvier 1855, dix heures du matin, à l'atelier de constructions de bateaux sous Saint-Loup, commune d'Artaix, appartenant à feu M. ODINET, il sera procédé à la vente publique, en gros ou par lots, d'un assortiment de bois de bateaux, tels que bords, fretiaux, courbes, ribles, membrures, etc., gissant au dit atelier, appartenant à la succession de M. Odinet.
Le tout sera payé argent comptant, ou à terme à convenir de gré-à-gré avec Madame veuve Odinet.
▲ Charolles, de l'imprimerie de J. Spar
La construction des bateaux de chêne, en Digoinais et Roannais
extrait du livre Histoire de la marine de Loire (avant l'ère industrielle)
Emmanuel Brouard
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Selon François Billacois, la construction des bateaux de chêne devient une spécialité de la Loire amont entre le milieu du 17e siècle et le début du 18e siècle.
Le cœur de cette activité est dans le secteur d'Artaix, Iguerande, Baugy, Avrilly, plus loin Digoin et Diou, en aval de Roanne. Malgré l'importance économique de la construction, les témoignages sont rares. Elle ne retient pas l'attention, et on ne l'observe qu'au détour de documents centrés sur d'autres sujets.
Ainsi, en 1764, Blanchet, chargé d'une mission par le Conseil du Duc d'Orléans et la compagnie du canal de Briare, passe la nuit à Artaix, et remarque « qu'il s'y construit beaucoup de bateaux »), en partie vendus à des bateliers de Roanne.
En 1838, une statistique du département de Saône-et-Loire indique que presque tous les habitants d'Artaix se livrent à la construction des bateaux (524).
En Aout 1794, un recensement de bateaux fournit d'autres indices (525). Il comprend 35 bateaux de chêne, construits à Artaix surtout, ainsi qu'à Diou, Avrilly, Baugy, Galland, Iguerande. 2 pillards, aussi en chêne, viennent de Chambilly (526).
LE PORT D'ARTAIX (extrait du livre Navigation à Roanne)
et Histoire d'un naufrage à Artaix en 1749 (extrait du livre Navigation à Roanne)
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LE PORT D'ARTAIX (extrait du livre Navigation à Roanne)
Que remarque t-on?
- des murs de soutènements monumentaux
- une jetée qui s'enfonce dans l'eau
- quelques anneaux d'amarrage
Depuis la nuit des temps, les rivières et les fleuves ont servis de voies de communication. La Loire a servi très tôt au transport de marchandises et c'est sous Henri XIV que la "batelerie de la Loire" a vraiment pris son essor. D'où création tout au long de celle-ci de petits ports Artaix, Pouilly, Briennon, Iguerande, Melay, Chambilly, Marcigny car autrefois, les remparts de la ville de Marcigny baignaient et les barques s'y amarrèrent.
De tous ces ports, Artaix semble avoir été le plus important grâce à sa position géographique.
En effet, les autres ports étaient en plaine donc inondables en cas de crue. Le port d'Artaix établi en bordure d'une falaise se trouvait à l'abri des aléas.
Les bateaux étaient de plusieurs types: la simple barque à la grande gabarre, il s'agissait toujours de bateaux à fond plat.
Histoire d'un naufrage à Artaix en 1749 (extrait du livre Navigation à Roanne)
Un document très intéressant des Archives départementales de Saône-et- Loire' relate un naufrage survenu dans le port d'Artaix le 25 septembre 1749.
Ce matin-là, vers huit heures, deux bateaux remontant la Loire, peut-être à la voile, ou plus vraisemblablement par halage, arrivent en vue du port d'Artaix. Les bateaux viennent d'Orléans.
Ce sont des toues d'une dizaine de mètres de long, conduites par deux voituriers: Charles Payen et Jacques Girard, demeurant tous deux à Orléans. Les toues portent un chargement de chaudières en fonte et de marmites destinées à deux marchands qui résident au port d'Artaix: Philibert Charpin et un nommé Bassot.
À cause de la hauteur du "chantier" et de la rapidité des eaux, le halage ne peut se faire sur la rive gauche où se trouve le port. Pour aborder au port, il faut donc effectuer une manœuvre qui consiste à dépasser le port, avant de redescendre au fil du courant pour amarrer les bateaux.
Mais avant que les deux mariniers aient pu terminer la manœuvre, le pontonnier, un jeune garçon de moins de quinze ans, détachait la charrière amarrée sur la rive droite, et lui faisait prendre la direction du port.
On imagine la scène, les cris des mariniers et des badauds se trouvant sur le port, les bateaux entraînés inexorablement par le courant et se rapprochant de la lourde charrière
ITER PUBLICUM : la voie qui traverse la Loire au Port d'Artaix
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ITER PUBLICUM désigne une voie commerciale, dont l'existence et l'usage remontent à la nuit des temps et dans laquelle le terme
iter indique un sentier important ou une simple route commerciale, qualifiée de
publicum parce qu'il s'agit d'une voie publique qu'on surveille, que l'Etat entretient (bien mal d'ailleurs), sans la rendre vraiment carrossable.
1/La VOIE ancienne qui longe et traverse la Loire au Port d'Artaix
L'existence de cette voie est attestée dès l'Antiquité (133). Passé Digoin, la route entre en Brionnais.
Elle suit le fleuve sur sa rive droite et file jusqu'à Charlieu.
Dans son ouvrage Les voies romaines de la cité des éduens, Émile Thèvenot émet l'hypothèse que la voie arrive d'Orléans et passe par Decize et Bourbon-Lancy avant d'atteindre Digoin (134).
La carte de Cassini indique qu'après Digoin la route rejoint Paray-le-Monial, puis entre en Brionnais au niveau de Saint-Yan.
Émile Thévenot n'a semble-t-il pas trouvé d'indices attestant du passage par Paray dans l'Antiquité ou au Moyen Âge, si bien qu'après Digoin, il fait se poursuivre la voie directement à Varenne-Reuillon où des vestiges auraient été reconnus. De même, c'est la présence de vestiges qui indiquerait le passage de la route à Saint-Yan, Montceaux-l'Étoile, Anzy-le-Duc et Marcigny.
À Marcigny, la route se sépare en deux.
Une voie poursuit sur la rive droite en passant par Iguerande puis Charlieu. La limite départementale entre Fleury-la-Montagne et Saint-Pierre-la-Noaille possède un tracé très rectiligne, possible réminiscence de cette ancienne route.
La seconde voie traverse la Loire au Port d'Artalx en utilisant un Bac ou un Pont?
et prend la direction de Changy.
Cette voie est peut-être celle que mentionne sous le nom d'Iter publicum un terrier (1) du prieuré d'Ambierle rédigé vers 1385-1421(135).
Cet Iter relie Marcigny à Saint-Haon-le-vieux en passant par les terres de Lespinasse.
L'ouvrage d'Émile Thèvenot ne contient pas de représentations cartographiques. Le tracé de la voie via Roanne a été figuré sur une carte publiée dans la Carte archéologique de la Gaule Loire et intitulée « Limites du territoire ségusiave et principales voies et agglomérations gauloises et gallo-romaines >> (136).
(1)Dans ce contexte, "terrier" fait référence à un registre ou document détaillant les possessions foncières et les droits seigneuriaux du prieuré d'Ambierle. Ce type de document recense les terres, les redevances et autres obligations dues par les tenanciers au seigneur. Le "terrier du prieuré d'Ambierle" rédigé vers 1385 est donc un inventaire des biens et droits de ce prieuré à cette époque
sources :
133 LAVENDHOMME 1997, р. 41.
134 THEVENOT É. 1968, p. 220-225. Le fait que cette voie antique ait perduré au Moyen Âge est admis par Émile
Thèvenot mais aussi par Claude Chopelin et Jacques Quez (CHARLIEU 1973, p. 134).
Au sujet de cette voie, voir aussi:
- un article de 1933 de Ginet-Donati intitulé « La voie romaine de Roanne à Digoin », BSEB, août-septembre 1933, p. 117-118; septembre 1933, p. 115-116; janvier 1934, p. 129-130.
un article de 1973 de Joannès Odin (dans CHARLIEU 1973, p. 55-61) basé sur l'analyse de FOURNIAL 1945.
Tous deux pensent que cette voie était au Bas Moyen Âge l'un des principaux axes reliant Lyon à Paris.
- un article de 1973 de Claude Chopelin et Jacques Quez dans CHARLIEU 1973, p. 133-136.
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2/Confirmation du passage de la voie au Port d'Artaix
d'aprés un extrait du livre : CONGRES ARCHEOLOGIQUE DE MONTBRISON page 213 et 214
Le texte ci-après donne le tracé de l'ancienne voie qui passait au Port d'Artaix :
... Or, de Roulière ( trace des roues des chariots laissée sur le chemin) sort une grande voie qui,
par les Sagets, antique paroisse disparue, pleine de ruines gallo-romaines,
atteint le port d'Artaix, sur la Loire; à ce niveau, elle était défendue par un camp romain
au gué de l'Arson que nous savons être l'Arugle, ouvrage carré nommé la Goutte-Pejat, LC passage au Gué Sadin ou Gué de l'Arson était un point fortfifié des romains contrôlant le passage de la Loire.
et croisée par une voie de Roanne à la ville des bois de Tallenne (1) prés de Coulanges et Digoin (ancienne foire gauloise 1315)
ou à Cée, (prés de Chassenard) importante bourgade romaine
et à Estrées.
Texte d'origine :
.... Or, de Roulière sort une grande voie qui, par les Sagets, antique paroisse disparue, pleine de ruines gallo-romaines, atteint le port d'Artaix, sur la Loire; à ce niveau, elle était défendue par un camp romain au gué de l'Arson que nous savons être l'Arugle, ouvrage carré nommé la Goutte-Pejat, et croisée par une voie de Roanne à la ville des bois de Tallene (1), ancienne foire gauloise, ou à Cée, importante bourgade romaine et à Estrées.
D'autres parussions sur le Pont Mailly
gniaco, de Vichiaco et de Podio Guillelmi, 1320) . Quant à l'emplacement de ce pont, une forte présomption en faveur d'Artaix ressort de deux aveux de 1321 (l'un est de la veuve de Jean Miglet), concernant une terre comprise entre le chemin du pont de Loire de Marcigny, le chemin de la forge de Chenay, celui de la
Extrait du livre : Les voies romaines de la Cité des Éduens Par Emile Thevenot · 1969
"la voie de la rive droite. Suivant une tradition à laquelle il est souvent fait écho, un pont sur la Loire existait très anciennement entre Marcigny et Artaix? Noëlas croit qu'il s'agit d'un pont romain qui aurait existé jusqu'en 1325, date à laquelle il fut emporté par une inondation" ....
Travaux pour dégager, des herbes et des ronces, les pierres du mur de soutènement et la descente vers le quai.
Avant le début des travaux
La descente vers le quai
les travaux
Un des trois escaliers sur le mur de contrefort.
Des jeunes filles scouts de la région parisienne nous ont aidé pour dégager le mur. Nous avons mis au jour l'escalier du milieu
Merci pour ce coup main. Pose pour la photo sur l'escalier du milieu
Fin des travaux pour la saison
Inauguration du Panneau le BAC le 18 mai 2019
Le bac au port d'artaix (passage d'une rive à l'autre)
L'origine n'étant pas connue, on peut supposer que l'on traversait la Loire ici depuis que l'homme a su naviguer. Aucun pont n'existait aux alentours avant la construction de celui de Chambilly en 1838.
On utilisait des barques de différentes dimensions. Sur le Grand Bac appelé “charrière” on pouvait transporter deux voitures à cheval, du bétail et même des poules.
Au Port, Panneau descriptif du Bac sur la Loire
Les membre de l'association
a gauche : Eric Nevers Maire d'Artaix
a droite Roland Rondepierre Président Asso
a sa gauche Jean-paul Capelle Président asso 2025
Des QrCodes sue le panneau permettent une liaison avec les pages du site molartaix.fr
Discours du Président Accary
encore plus d'infos >
Les péages du port d'Artaix : une source de revenus pour les seigneurs locaux
Les anciens seigneurs de Maulevrier avaient le droit de prélever un péage sur chaque bateau de marchandise naviguant sur la rivière.
Ce droit, initialement fixé à deux sols six deniers par bateau, était basé sur une vente effectuée par Jean de Chabannes à Philibert de Lespinasse, l'un de ces seigneurs.
Les seigneurs de Maulevrier exerçaient ce droit de manière extensive,
en prélevant également un droit de "couponnage" (un boisseau de blé par bateau)
et un second péage terrestre, appelé "péage de Marcigny".
Ce dernier était perçu sur toutes les denrées et marchandises entrant ou sortant de leur territoire d'Artaix en direction de Marcigny.
Cette activité fluviale tenta même les spéculateurs,
et lorsque François d'Aubusson, duc de La Feuillade, devint duc de Roannais, il obtint, en mars 1673, des lettres patentes portant permission audit seigneur duc, à ses successeurs ou ayant cause.
avec faculté de voiturer des unes aux autres (les personnes, paquets, hardes et marchandises),
au prix qui serait fait par les particuliers, de gré à gré,
ou qui se trouverait réglé par les officiers des villes,
où de semblables établissements avaient eu lieu.
Le duc devait assurer un service régulier et ne pas gêner les autres entreprises ; cette concession s'explique par l'irrégularité des services, qui décourageait les expéditeurs.
Alphonse Coste, essai sur Roanne, d'établir, à ses frais,
des bateaux de voiture et coches par eau sur la rivière de la Loire,
de la ville de Roanne en celles d'Orléans, Tours, Saumur, Nantes
et autres, même en celle de Paris par le canal de Briare,
et desdites villes retourner en celle de Roanne ;
Les bateaux de la Loire : des adaptations ingénieuses
Les bateaux qui naviguaient sur la Loire étaient spécialement conçus pour s'adapter aux particularités du fleuve.
Les "fûtreaux", bateaux à fond plat, étaient particulièrement adaptés pour naviguer sur les eaux peu profondes et les rapides de la Loire.
Les "gabarres", plus grandes et plus robustes, étaient utilisées pour le transport de marchandises sur de plus longues distances.
La "Toue" ou a Toue cabanée est une embarcation typique de la Loire. Facilement reconnaissable, son design et ses caractéristiques sont uniques.
Ce bateau dispose d’un fond plat, une large proue et, à son bord, se dresse une cabane en bois